le perp un placement idéal pour la retraite

Le PERP : une des meilleures solutions pour réduire ses impôts et préparer sa retraite

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Dans une conjoncture d’austérité et de pression fiscale pesant sur les pensions de retraite, le PERP séduit toujours plus d’épargnants, il est devenu l’une des meilleures solutions pour allier réduction fiscale et prévoyance retraite.

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Le PERP devient plus attrayant

Après la création du PERP en 2003, les épargnants français ont été peu nombreux à se laisser séduire par ce placement, et ce jusqu’en 2010, car malgré une incitation fiscale intéressante, l’impossibilité de retirer le capital versé en cas de besoin demeurait un frein à l’épargne.

Un obstacle qui s’est avéré d’autant plus grand que la crise de 2009 a créé un climat d’incertitude soutenant le besoin de flexibilité. Le PERP a donc été révisé dans ce sens en 2010, afin d’offrir davantage de souplesse aux épargnants, mais sans perdre de ses attraits fiscaux.

Un PERP plus flexible depuis 2010

Depuis 2010, le capital versé dans le cadre d’un PERP peut être récupéré en totalité avant le dénouement du contrat, mais sous certaines conditions seulement.

Le PERP peut être cassé, et le capital récupéré en intégralité en cas :

  • De surendettement ;
  • De décès du partenaire pacsé ou conjoint ;
  • De liquidation judiciaire suivant l’arrêt d’une activité non salarié ;
  • D’expiration des droits aux allocations chômage (suite à un licenciement) ;
  • D’invalidité (2e ou 3e catégorie uniquement) ;
  • D’absence de contrat de travail, et si aucun mandat social n’a été renouvelé durant deux ans.

Il est aussi dorénavant possible de retirer directement 20 % du capital au moment de la liquidation.

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Vers un PERP toujours plus rentable

La plus grande flexibilité induite par la révision des textes encadrant le PERP a permis un regain d’intérêt pour ce placement, favorisant ainsi des versements plus importants de la part des titulaires de PERP, mais aussi l’ouverture de centaines de milliers de nouveaux PERP.

Conséquence directe de cette révision, l’encours du PERP a bondi de 64% entre 2012 et 2014, pour atteindre les 12,3 milliards d’euros, alors qu’il n’était que de 7,5 milliards en 2011. (Source : Fédération Française des Sociétés d’Assurance).

Ceci a relancé une dynamique de concurrence favorisant l’émergence de nouvelles offres toujours plus attractives, avec moins de frais d’entrée, de frais de versements ou frais de rentes, mais aussi avec une plus grande diversité et une plus grande flexibilité dans le choix des actifs.

L’épargnant peut désormais optimiser le rendement de son PERP en répartissant ses actifs entre diverses SICAV, FCP, SCPI, OCPI, etc., ou choisir la sécurité en restant focalisé sur des fonds en euros.

Les déductions fiscales liées au PERP

Lors de la phase d’épargne, les versements effectués dans le cadre d’un PERP sont déductibles des revenus imposables, dans la limite du plafond épargne retraite, ce dernier étant commun à d’autres types de placement.

Le PERP permet ainsi à l’épargnant de réduire de 10% au maximum ses impôts sur le revenu, dans la limite de huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale (PASS).

Cette déduction demeure un avantage fiscal qui n’est pas des moindres pour les foyers fortement imposés. De même, le plafond minimum de déduction est de 3 755 €.

Aussi, tout droit au versement dans la phase d’épargne qui n’est pas utilisé, peut être reporté durant trois années. Ce système permet de différer les versements sur le PERP d’une année sur l’autre en cas d’année plus difficile, tout en continuant à bénéficier des avantages fiscaux.

Enfin, il faut savoir que les déductions permises par le PERP ne sont plus prises en compte dans l’enveloppe globale des avantages fiscaux (enveloppe plafonnée à 10 000 euros), ce qui permet aux épargnants ayant souscrit un PERP de cumuler plus d’avantages fiscaux qu’auparavant.

Autres avantages du PERP

Le PERP a certes souffert d’un manque de flexibilité et d’une faible rentabilité jusqu’en 2010, mais ces défaillances étant comblées, ce sont les autres avantages du PERP qui intéressent davantage les épargnants désormais.

Transmission des droits de rente viagère en cas de décès

Si le souscripteur décède avant la liquidation de sa retraite, la rente viagère du PERP est débloquée en faveur d’un bénéficiaire que le souscripteur peut déterminer lors de l’ouverture de son PERP.

Restitution partielle de capital en fin de contrat

Si le souscripteur en fait la demande, il peut percevoir 20% de l’épargne accumulée dans le cadre de son PERP, dès le dénouement de son contrat, et sous forme de capital. Les rentes viagères sont alors recalculées sur la base de 80% du capital accumulé, alors que 20% de l’épargne est distribuée immédiatement.

Possibilité de toucher 100% de son PERP sous forme de capital à investir

Au moment de son départ en retraite, sous condition d’acheter une résidence principale, l’épargnant peut choisir de percevoir l’intégralité de son épargne sous forme de capital. Il suffit de ne pas avoir été propriétaire de son habitation principale pendant au moins deux années consécutives avant de faire sa demande de restitution intégrale.

Réduction de l’ISF

Pour les foyers fortement imposés, le PERP est d’autant plus intéressant qu’il permet d’échapper à l’ISF, mais sous condition d’avoir effectué des versements réguliers pendant au moins 15 ans. Les rentes, tout comme la valeur de capitalisation du PERP, ne sont alors pas soumises à l’ISF.

Conclusion: Le PERP est devenu un placement idéal

Idéal pour les foyers fortunés tout d’abord, car le PERP permet d’éviter l’ISF tout en faisant des économies d’impôt et en s’assurant une rente supplémentaire dès la retraite, mais idéal pour les foyers plus modestes également, car le PERP demeure flexible au niveau des versements.

Le PERP est donc un placement « passe-partout », qui plus est sécurisant, mais dont le rendement peut, selon le goût du risque de chacun, être optimisé par une diversification des actifs.